Kika
Alexe Poukine, Belgique, France, 2025o
Après la mort subite de son compagnon, Kika se retrouve seule, enceinte, avec sa fille à sa charge. Complètement fauchée et le cœur en bouillie, elle doit d'aborder sortir de la mouise, avant de pouvoir réfléchir à garder ou non cet enfant. Pour gagner de l'argent, elle se met à vendre ses culottes sur le net. De fil en aiguille, elle se retrouve à faire monnaie des insultes et flagellations qu’elle inflige à des clients consentants.
Assistante sociale et mère d'une petite fille à Bruxelles, Kika navigue entre son travail et sa vie de famille. Un soir, par accident, elle se retrouve coincée dans un magasin de vélos avec le vendeur. Ils se revoient, s’aiment, et un jour Kika découvre qu’elle est enceinte. Mais à la suite d’un malheur, la quarantenaire ne peut plus compter que sur elle-même, doit trouver un nouvel appartement pour elle et sa fille et, surtout, de l’argent. La jeune femme fait alors capital de ses culottes sales, qu’elle vend sur le net pour de coquettes sommes. De fil en aiguille, elle se retrouve à faire monnaie, non de son corps, mais des flagellations et insultes qu’elle inflige à des clients consentants. Dans son précédent film, le documentaire Sauve qui peut, la cinéaste Alexe Poukine nous plongeait dans le milieu du soin hospitalier. Avec ce premier long-métrage de fiction, soutenu par une recherche documentaire préalable, Poukine dépeint le milieu de la prostitution orientée vers les pratiques BDSM, auquel la notion de soin n’est pas étrangère: une des collègues de Kika confesse pratiquer une forme de thérapie avec ses clients. Voilà de quoi chasser bien des idées reçues.
Emilien GürGalerie photoso
